Les altérations, remaniement et restauration du vitrail

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Les barlotières (châssis de fer)

Altération de l'armature métallique.

Corrosion uniforme ou irrégulière du métal de l'armature: armature corrodée (la rouille).
Due au changement des propriétés du métal par suite de l'action chimique causée par les environnements.
La modification des éléments de l'armature. Armature métallique déforme, entraîne une modification de la forme du panneau: panneau déformer (panneau bombe, panneau à bosse)
Due aux pressions du vent, à la sécheresse atmosphérique à l'affaissement du terrain, à l'altération des maçonneries (déversement du mur), l'altération du calfeutrement, du mastic de pose, du mastic de l'armature ou des panneaux, à la corrosion du métal ou une mauvaise pose (panneaux mis en force dans l'armature), à la mauvaise répartition du poids dans les panneaux, ou une pièce de verre cassée qui entraîne la déformation du réseau des plombs. Cette altération peut être aussi due à l'absence du feuillard, et à celle des points d'attache (crochets, pannetons)

 

  Armature métallique corrodée.

Photo Nr 01

Armature métallique corrodée.

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Les plombs.

Altération du réseau des plombs.

Cette altération peut provoquer des futés ou des fêlures dans les plombs à la limite des points de soudure: Plomb fendu ou la rupture des attaches en plomb maintenant les vergettes qui sont souder sur le réseau des plombs: Attache briser qui sont souder sur le réseau des plombs.

 

Altération des pièces de verre.

Altération de la structure amorphe du verre, donc de la transparence ou de la translucidité de la couleur, de l'épaisseur. Une pièce de verre usée présente un aspect dépoli (verre faïences) comme la pièce de verre nettoyée chimiquement sans dépôt, mais dont une face présente un aspect rugueux et terne. Sur une pièce de verre aminci, altération de la masse vitreuse correspond à une modification d'ordre chimique, donc à une perte uniforme de l'épaisseur de la pièce de verre. Sur un verre doublé, l'altération peut être une perte de la couche colorée.
La dalle de verre feuilletée est une dalle effritée en plusieurs plaques minces.
Une pièce de verre dessertie est la conséquence du déplacement des pièces hors du réseau des plombs.
Due à un grutage défectueux, à une mauvaise mise en plomb (étroite des ailes des plombs, mauvais recouvrement des pièces par les ailes de plomb, plomb trop mou), à la déformation des panneaux ou à l'altération des joints d'étanchéité.
Une pièce de verre éraflée porte une taille superficielle ou profonde à la surface.

 

  Pièce de verre éraflée.

Photo Nr 02

Pièce de verre éraflée.

 

Une pièce de verre fissurée (pièce de verre filée) comporte une petite fente plus ou moins profonde de la masse de verre.

 

  Pièce de verre fissurée.

Photo Nr 03

Pièce de verre fissurée.

Une pièce de verre corrodé. Traits et lavis de grisaille (couleur pour verre a base oxyde de fer ou oxyde de cuivre) sur le verre partiellement disparus, décollement de la grisaille sur le verre.

 

  Gravure a l'outil sur verre double bleu sur blanc

Photo Nr 04

Gravure a l'outil sur verre double bleu sur blanc (verre plaquée de différente couche de verre colorée). Jaune d'argent dans les motifs gravés.

Jaune d'argent est une couleur de cémentation de ton jaune, variant du jaune citron au jaune orange intense, obtenue par des sels d'argent (nitrate d'argent, chlorure d'argent, sulfure d'argent) contenus dans de l'ocre.

 

  Pièce de verre corrodé.

Photo Nr 05

Pièce de verre corrodé.

Une pièce de verre opacifiée à perdu sa transparence par suite de l'altération de sa surface externe ou des deux faces (verre corrode), par le dépôt de micro-organismes ou par oxydation au manganèse (dit brunissement du verre) Cette altération peut être uniforme ou offrir des cratères. Cet oxyde est présent dans la plu part des verres.

 

  Pièce de verre opacifié uniformément au revers. Pièce de verre opacifié par cratères au revers. Pièce de verre opacifié par dépôt de micro-organismes.
 

Photo Nr 06

Pièce de verre opacifié uniformément au revers.

Photo Nr 07

Pièce de verre opacifié par cratères au revers.

Photo Nr 08

Pièce de verre opacifié par dépôt de micro-organismes.

La corrosion dépend de la composition physico-chimique du verre. Au moyen Age, leur teneur faible en sodium, forte en potassium, rend les verres très vulnérables à l'exception de quelques verre bleu sodique.

 

  Verrière avant nettoyage. Verrière avant nettoyage. Verrière après nettoyage. Verrière après nettoyage.
xxPhotos Nr 09, 10 Verrière avant nettoyage. Photos Nr 11, 12 Verrière après nettoyage.

 

Restaurations de la verrière.

Ensemble des travaux de reconstitution, de restitution et de complément, tendant à restaurer une verrière et à lui rendre son état d'origine.
Carton de coupe d'un panneau à compléments: emplacement et numérotation des pièces de complément (carton clair).
Une pièce de verre restituée est peinte de façon supposée à l'identique pour remplacer dans une composition pièce manquante ou impossible à restaurer.

 

  Pièces de verre restituées. Pièces de verre restituées.

xxxxxxxxxxxPhoto Nr 13 + Nr 14 Pièces de verre restituées.

 

Pièce de verre rompue, restaurée par collage après rapprochement des bords. Cette opération se pratique sur la pièce sortie du réseau de plomb et s'accompagne généralement du doublage de la pièce. Elle permet d'éviter les plombs de casse.

 

Repeint cuit.

Couleur cuit posée pour compléter les lacunes dans les matériaux (soulevés ou décollent) d'ornementation. La grisaille récente se différencie parfois de la grisaille d'origine par sa couleur plus sombre. Les émaux sont plus brillants et parfois fissures. La retouche recuite est une méthode employée des 1880 en Allemagne. Elle est dangereuse car le verre peut se casser à la cuisson ou le repeint changer de couleur à la longue. Les pièces de verre sont chauffées dans le four a une température qui permet aux couleurs vitrifiables d'obtenir leur structure vitreuse (peinture recuite, peinture non offusquée) et aux dérivés métalliques d'acquérir leur propriété colorante. Les pièces de verre sont défournées après refroidissement et nettoyées.

 

  Préparation de la couleur vitrifiable. Mélange du liant et de la poudre.
 


Photo Nr 15

Préparation de la couleur vitrifiable.

Photo Nr 16

Mélange du liant et de la poudre.

 

  Peinture sur verre avec de la grisaille. Emplacement et numérotation des pièces de complément
 

Photo Nr 17

Peinture sur verre avec de la grisaille.

Photo Nr 18

Emplacement et numérotation des pièces de complément (carton clair).

 

Remise en plomb.

Remplacement partiel ou complet des plombs (d'origine ou non) par des plombs neufs. Les plombs anciens pouvaient être refondus. Il fallait ôter les points de soudure (renouer), c'est -a-dire "séparer tous les nœuds de soudure qui retenaient les différentes branches de plomb dans la jointure des vieux panneaux".

 


Masticage.

Mélange pâteux et adhésif durcissant à l'air, introduit sous les ailes des plombs, panneau par panneau, pour donner de la rigidité au plomb et de l'étanchéité à l'ensemble. Le masticage ne semble pas avoir été toujours pratique au moyen Age.

Le masticage est une opération de première importance, aussi bien en restauration qu'en création. La composition des produits utilisés pour réaliser et son mode d'application peuvent avoir une influence sur la corrosion des verres et des peintures et sur la conservation à long terme des œuvres.
Le masticage des panneaux de vitraux est destine à assurer d'une part l'étanchéité des réseaux de plomb et d'autre part une rigidité suffisante leur conférant une bonne résistance aux pressions du vent.
Un défaut d'étanchéité peut favoriser une infiltration des eaux de pluie et mener par conséquent à une corrosion des grisailles et émaux appliqués sur la face interne des verres.
Une mauvaise rigidité conduira à une déformation des réseaux de plomb, responsable de dessertissage et de bris de pièces de verre.
L'emploi de ce mastic traditionnel ne serait apparu en Angleterre que vers le milieu du 17e siècle pour la pose de vitres. Cela ne doit pas nous entraîner à bannir cette opération, mais à chercher des moyens pour la rendre efficace et sans danger.


  Masticage du panneau.

Photo Nr 19

Masticage du panneau.

 

Conservation.

Ensemble des travaux de nettoyage, de consolidation et de tendant à conserver une verrière. Les travaux complémentaires de mise à l'abri de la verrière font partie des techniques de protection. Démontage du vitrail. Opération consistant à retirer le ou les panneaux de la baie. Certains éléments peuvent avoir été détruits ou déplacent Verrière dont les éléments constitutifs sont remis dans un état satisfaisant de propreté et de lisibilité (armature métallique nettoyée, panneau nettoyée). Le dépoussiérage s'effectue sur la verrière en place. Le lavage à l'eau (laver les images en peinture) est le nettoyage le plus fréquent après déposé des panneaux. Le lavage s'effectue avec des compresses, trompons de coton. Film de résine synthétique applique sur les pièces de verre d'une verrière, au revers, pour les protéger des diverses attaque physique ou chimique. L'application est réversible. La verrière extérieure est posée à quelques centimètres de la verrière protégée pour créer une ventilation suffisante. Elle est effectuée en divers matériaux: Verre épais, verre a vitre, verre antique, verre arme, triplex, verre securit, verre pare-balles, verre isolant etc.

Avec un verre isolant à l'extérieur, il n'est pas nécessaire de laisse une espace de quelque centimètre entre la verrière de l'extérieur et la verrière de l'intérieure. Avec cette technique une ventilation contre la condensée du verre n'est pas nécessaire.

 

Verre de protection.

Tous les verres sont, selon leur composition, leur histoire thermique et donc leur structure, plus ou moins résistants à l'humidité. Le montage étanche de verre de doublage, au dos de pièces verrière, entraîne un confinement d'humidité, qui peut être préjudiciable à leur conservation. La réalisation de doublage étanche de verre à fin de consolidation entraîne donc un confinement d'humidité, préjudiciable à terme à la conservation de l'objet. Il se peut toutefois que la face étain placée à l'intérieur du doublage puisse favoriser l'implantions de microorganismes. La présence de souffre peut s'expliquer par la présence de bouillons, issus de la dissociation d'un sulfate que peut renfermer la composition initiale du verre et demeurant inclus dans les verres les moins affines. Celle du chlore, plus problématique, provient peut-être de silicone.

 

 

Eglise de BASCHLEIDEN

Vue extérieure

 

   

 

 

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Eglise de BASCHLEIDEN

Vue intérieure

 

 

 

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Eglise de SCHIEREN

 

 
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Photo Nr 33

 

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